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BIOGRAPHIE DE GUILLAUME KIGBAFORI SORO

Guillaume Soro est né le 08 mai 1972 à Kofiplé (sous-préfecture de Diawala), dans le département de Ferkessédougou. De religion catholique, il est marié à Sylvie Tagro avec qui il partage sa vie depuis ses années estudiantines.

Parcours universitaire

Très tôt engagé politiquement, il dirige la puissante Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI), de 1995 à 1998. Du mouvement estudiantin alors interdit et cantonné à 04 sections, il fait une puissante machine de mobilisation syndicale implantée à l’université, dans tous les lycées et collèges. Et étend ses ramifications jusque dans les écoles primaires. En 1998, il décide de ne pas renouveler son mandat à la tête de la FESCI et part étudier en Europe.

Il se rend en France où il poursuit ses études. Ainsi, il fait des études d’Anglais à l’Institut Sully-Morland de l’université de Paris 7 Jussieu et de Sciences Politiques à l’université de Paris-8 Saint Denis.

Devenu Président de l’Assemblée nationale de son pays il s’inscrit à l’Ecole de Commerce de Lyon où il obtient en 2018, un MBA en Finances. Il est inscrit à l’Ecole doctorale de la célèbre université Harvard où il prépare un PhD.

Carrière gouvernementale

En 1999, Guillaume Soro réapparait en Côte d’Ivoire après le coup d'État de 1999 à la tête du Forum international des étudiants francophones (FIEF). Il pense que le putsch du général Robert Guéi offrirait à la Côte d’Ivoire l’occasion historique, d’examiner les causes sociales et politiques ayant occasionné l’irruption des militaires sur la scène politique. Et de s’en prémunir à jamais.

Mais le général Guéi, à la suite de la période de transition militaire, décide de conserver le pouvoir en organisant une élection présidentielle en octobre 2000 d’où seraient écartés la majorité des adversaires réputés sérieux dont MM. Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara. Guillaume Kigbafori Soro s’oppose alors au général Guéi et part en exil. En septembre 2002, Il réapparaît en Côte d’Ivoire à la tête d’une organisation militaire, les Forces nouvelles de Côte d'Ivoire, un mouvement rebelle, dont il est le secrétaire général.

Guillaume Soro participe au gouvernement de réconciliation nationale de février 2003 à mai 2004, puis d'août 2004 à décembre 2005, comme Ministre d’Etat, ministre de la Communication. Le 28 décembre 2005, il est nommé ministre d'État, ministre de la Reconstruction et de la Réinsertion dans le gouvernement de Charles Konan Banny. La signature de l'accord politique de Ouagadougou offre aux Forces nouvelles le poste de Premier ministre. Les Forces nouvelles désignent leur secrétaire général, Guillaume Soro pour exercer cette fonction à partir du 26 mars 2007 et le président Gbagbo entérine cette nomination en prenant un décret le 29 mars 2007.

Guillaume Soro entre en fonction le 4 avril et son gouvernement est installé le 7 du même mois. Le gouvernement doit mettre en place notamment deux points clefs de l'accord politique de Ouagadougou : la préparation d'élections devant se tenir dans les dix mois à compter de mars 2007, puis l'unification des Forces armées des Forces nouvelles (FAFN) et des Forces armées nationales de Côte-d'Ivoire (FANCI).

Le 4 décembre 2010, alors qu'éclate une controverse sur les résultats du deuxième tour de l'élection présidentielle du 28 novembre, Guillaume Soro remet sa démission à Alassane Ouattara qu'il reconnaît comme vainqueur légitime du second tour de l'élection face à Laurent Gbagbo, dont Guillaume Soro était le Premier ministre depuis 2007. Ce dernier le reconduit dans ses fonctions de Premier ministre et y ajoute le portefeuille de la Défense. Soro forme alors son nouveau gouvernement le 6 décembre. Le 8 décembre, Soro demande à la communauté internationale de faire pression pour que Gbagbo quitte le pouvoir sans violence. Laurent Gbagbo refuse, s’ensuit alors une confrontation militaire, à l’issue de laquelle Gbagbo est arrêté le 11 avril 2011.

À la suite de la chute de Laurent Gbagbo et de l'arrivée à la présidence de la République d'Alassane Ouattara, Guillaume Soro forme son quatrième gouvernement le 1er juin 2011, gouvernement qui prendra fin le 8 mars 2012 à la suite de sa démission.

Président de l'Assemblée nationale

Le 12 mars 2012, Guillaume Soro est élu à l'unanimité président de l'Assemblée nationale, ce qui fait de lui le deuxième personnage de l'État. Il devient ainsi le 6e président de l'Assemblée nationale de Côte d’ivoire.

Son mandat est marqué par une activité accrue et un rôle renforcé du Parlement. Il est par ailleurs amené à effectuer plusieurs voyages diplomatiques, notamment en Europe et en Asie. En mai 2016, lors de la 14e Conférence parlementaire afro-arabe, Guillaume Soro est désigné président de cet organe parlementaire, cadre d'échanges entre les députés africains et leurs homologues du monde arabe13. Il est également membre de l'Assemblée des parlementaires francophones dont il devient le 1er vice-président.

En tant que président de l'Assemblée nationale, il centre ses actions principalement sur la jeunesse, les questions sociales, mais également sur les questions liées à l'environnement. Il appelle régulièrement à une lutte plus efficace contre les inégalités et à une croissance plus inclusive en assurant une meilleure répartition des fruits de la croissance.

À la suite de vives tensions qui l'opposent au président Ouattara au sujet de la création d’un parti unitaire baptisé parti Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), dirigé par Ouattara, Guillaume Soro démissionne de son poste de président de l'Assemblée nationale le 8 février 2019, au cours d'une session extraordinaire de l'Assemblée nationale.

Il créé le 15 février 2019, Le Comité Politique dont il assure la présidence. Cet outil a pour vocation affirmée de réfléchir sur la situation de la Côte d’ivoire et de proposer des pistes de solutions pour conforter la démocratie et l’état de droit en Côte d’Ivoire.

Tentatives d'assassinat

Guillaume Soro a échappé à six tentatives d'assassinat. Les deux plus marquantes sont certainement le guet-apens dans lequel il est tombé dans l'enceinte de la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI) le 27 juin 2003 ainsi que l’attentat du 29 juin 2007 contre le Fokker 100 qui le transporte. À la RTI, sous le prétexte de l'inviter à faire une visite des locaux, la Direction Générale d'alors le fait encercler à l'infirmerie de la maison de la télé par 300 jeunes patriotes armés. Ils s’apprêtaient à incendier le bâtiment avec lui, quand il en est extrait de justesse. Le vendredi 29 juin 2007, Soro échappe à un attentat à la roquette lors de l'atterrissage de l'avion dans lequel il était lors de sa venue à Bouaké pour l’installation de magistrats chargés de faire les audiences foraines pour délivrer des actes de naissance aux personnes qui en étaient dépourvues. Quatre membres de son équipage sont tués et plusieurs sont grièvement blessés.


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