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Ange Kessi et Jacques Mangoua ; deux poids deux mesures

Politique
oct. 4, 2019 Jacques Mangoua-1.jpg

C’est à se demander à quoi sert la faculté de droit en Côte d’Ivoire tellement la justice ivoirienne, a posteriori est inféodée aux caprices et desiderata des membres du pouvoir RHDP. Mince ! Même la justice qui devait se prévaloir du principe sacro-saint de l’indépendance est en proie au phénomène ubuesque des tabourets. Une dictée préparée, mieux, le récital au mot près des contorsions juridiques les plus loufoques de l’histoire de la Côte d’Ivoire.

Au moment où M. Jacques Mangoua, Président du Conseil Régional du Gbêkê, réputé insoumis au RHDP, prend rendez-vous injustement avec l’univers carcéral surpeuplé par les prisonniers politiques, j’ai ressouvenance d’une autre affaire tout aussi similaire sinon pire, qui n’avait pas manqué de défrayer la chronique ; le cas Ange Kessi où avaient été découvert chez le Procureur militaire, un important stock d’armes de guerre et des treillis. Ce qui avait fait sentir le pot aux roses, l’un des collaborateurs du procureur militaire s’était rendu coupable de la vente de ces armes issues de cette poudrière à des bandits de grands chemins qui en faisaient un usage pas du tout catholique.

Le lieutenant-colonel Ange Bernard Kessi Kouamé qui avait prétexté un entreposage à son domicile parce que ses bureaux à la tour A du plateau étaient en travaux, a cependant reconnu que son garde du corps s’était mis dans la peau de Viktor Bout ; un véritable marchand d’armes.

Ceci dit, j’ai quelques interrogations desquelles vous pourriez juger de vous-mêmes le non-lieu suite à cette affaire.

La résidence privée de M. Ange Kessi est-elle une caserne pour qu'il décide d'y entreposer des armes de guerre sous prétexte que la Tour A serait en réhabilitation ? Pourquoi ne les avoir pas entreposées dans une caserne militaire puisque ces armes étaient sous scellées ? 

Ces armes se retrouvent sur le marché noir par la faute du collaborateur direct du Procureur militaire qui lui-même reconnaît ce forfait. Si elles étaient entreposées dans une caserne militaire, en serions-nous arrivés à cette malencontreuse affaire qui a contribué à la prolifération des armes dans le domaine du grand banditisme ? 

Notant la recrudescence des braquages et ce que le Président Henri Konan Bédié a récemment dénoncé à savoir « l’orpaillage clandestin armé », qu’est-ce qui prouve que le bradage de ces armes sous scellées, n’a pas servi commettre des actes atroces qui horrifient le quotidien des ivoiriens ?

Voici donc Aujourd’hui, M. Jacques Mangoua dans un procès expéditif, est condamné à une peine d'emprisonnement de 5 ans ferme. Outre cette sentence, le président du Conseil régional du Gbêkê, devra faire face à 5 ans de privation de ses droits civiques et payer 5 millions de F cfa d’amende. Les faits qui lui sont reprochés, avoir lui-même appelé la gendarmerie, puis le Préfet de région pour constater ensemble la présence d’un colis suspect dans sa résidence de N’guessankro, son village natal situé dans la sous-préfecture de Bodokro.

Raisonnement ab absurdo, s’il est reproché à M. Jacques Mangoua de n’avoir pas pu prouver que ce colis suspect n’est pas à lui, en serions-nous à ce stade s’il s’en était purement et simplement débarrassé pour se prémunir de ce que ses proches affirment mordicus être un complot ?

Voici donc deux affaires citées. La première, plus grave, concernant le Procureur Militaire Ange Kessi, aux petits ordres des barons du RHDP, qui connaît un dénouement heureux puisque le concerné a gardé son « tabouret » malgré le trafic avéré à la suite d’un entreposage d’armes de guerre à son domicile, et la seconde, le Président du Conseil régional du Gbêkê, M. Jacques Mangoua qui paie pour sa probité morale ; ces armes avaient disparu incognito telle que découvertes incognito, il serait certainement à apprécier les moments familiaux que d’être contraint à faire couple avec les murs d’une geôle.

La « tabourétisation » de la Côte d’Ivoire est en marche et le RHDP a arraché le bandeau et la balance de Themis. La justice ? Repassez plus tard !

KD


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