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Présidentielle 2020 en Côte d’Ivoire/ Guillaume Soro : « Pourquoi je suis candidat »

Politique
nov. 29, 2019 Soro-10.jpg

Mardi dernier à Bruxelles, le Président de Générations et Peuples Solidaires (GPS) a échangé avec des personnalités du monde politique, diplomatique, médiatique et des affaires belges en vue de décliner sa politique de gestion publique s’il était élu à la magistrature suprême de son pays en 2020. La réconciliation, la sécurité, l’éducation, la démocratie, la mise en place d’un cadre propice aux affaires sont entre autres les axes prioritaires de la gouvernance du candidat Guillaume Soro.

Ci-après sa déclaration

 

Je suis candidat à l’élection d’octobre 2020, vous le savez déjà. En revanche ce que vous savez moins c’est pourquoi je suis candidat et quelle est l’offre que je fais à mes compatriotes ivoiriens. C’est ce à quoi je vais m’atteler tout à l’heure. Mais avant, je voudrais vous dire que je suis Guillaume Soro qui depuis plusieurs années s’est engagé dans le combat d’abord à l’université pour la liberté parce que fondamentalement, je crois en la démocratie, je crois en une société ouverte, disponible, libre. Depuis ces années étudiantes, j’ai continué ce combat, ce en quoi je crois.

Je crois fondamentalement que chacun a la possibilité, la capacité de décider, d’apporter sa contribution à l’édification de la nation en ce qui concerne la Côte d’Ivoire. C’est pourquoi après les années étudiantes, on m’a connu sur la scène politique avec des positions sans ambiguïté. La première, je me suis engagé en 2002 avec d’autres ivoiriens à dire non à ce que je considérais comme une injustice. Je me suis battu contre l’ivoirité qui était une notion pour moi totalement inacceptable où on catégorisait les citoyens, cela heurtait mes convictions d’hommes politiques. Ensuite j’ai été connu en Côte d’Ivoire pour mon insistance à discuter la paix. J’ai été à plusieurs sommets pour négocier la paix et le retour de la paix dans mon pays. Et c’est cette volonté qui m’a conduit à signer des accords politiques, et accords suite auxquels je ferai mon entrée au gouvernement.

Je vous ai dit tout à l’heure que je suis candidat pour l’élection présidentielle d’octobre 2020 en Côte d’Ivoire. Pourquoi le suis-je ? Je vous rassure, ce n’est pas une question d’ambition personnelle, c’est plutôt une ambition pour l’ensemble des Ivoiriens. J’ai décidé de me porter candidat parce qu’une pétition a été signée en Côte d’Ivoire de huit cent mille personnes réclamant cette candidature. J’aurai été lâche de ne pas répondre favorablement.

J’ai décidé, au nom de ma volonté et de la volonté de mes compatriotes, de faire autrement la politique. Nous voulons incarner un nouveau leadership en Afrique et rompre avec certaines pratiques que nous jugeons dommageables pour notre pays et pour le continent. Cette candidature que je souhaite que vous portiez à la fin de mes propos veut insister sur des rapports responsables, sur le respect entre les peuples et les nations. Je veux incarner ce nouveau leadership africain, cette jeunesse qui veut faire entendre sa voix et à raison. En Côte d’Ivoire, 70% de la population est jeune et ce serait totalement inacceptable que je me débine à assumer la responsabilité de la génération.

 

Nous allons prioritairement nous consacrer à la réconciliation nationale. C’est dans ce cadre d’ailleurs que je reviens de la Haye où j’ai rencontré monsieur Blé Goudé Charles pour parler de la réconciliation et du rôle qu’il devra jouer dans le processus de réconciliation en Côte d’Ivoire. Naturellement cette réconciliation obéira à un processus totalement maîtrisé. Vérité, repentance, réconciliation. Un pays comme l’Afrique du Sud a avec succès essayé cette méthode. Et la Côte d’Ivoire devra, entre toutes ces propositions, trouver sa voie. C’est ce à quoi je vais m’atteler avec l’ensemble des femmes et des hommes de Côte d’Ivoire.

Notre voie pour consolider le tissu social, pour consolider la nation. Le GPS, Générations et Peuples Solidaires, contribuera fortement à la construction de la nécessaire nation en Côte d’Ivoire. L’un des axes prioritaires de mon action si demain j’étais élu et j’ai fois que je le serai, président de la République de Côte d’Ivoire, sera d’apporter la paix et la sécurité à tous. Sécurité physique, des biens et des personnes, mais aussi et surtout la sécurité psychologique. Il y a des hommes d’affaires qui sont là, je sais bien que l’une de leurs préoccupations c’est la sécurité. Pour faire des affaires, pour qu’elles prospèrent, il faut la paix et la sécurité. Nous allons avec la réforme de nos Forces de Défense et de Sécurité protéger les Ivoiriens contre le terrorisme. Nous en avons les capacités.

Ensuite il s’agira pour nous, au-delà des autres axes, de la question de l’éducation parce que pour nous notre programme sera éducation, éducation et éducation. Un pays ne peut se développer durablement s’entend, s’il a sur le bord de la route des personnes qui n’ont pas eu accès légal, la possibilité ou l’opportunité à l’éducation. Aujourd’hui, l’Europe est confrontée à ce qu’on a appelé l’immigration.

Le vrai problème est que si nous Africains, avions réussi par des politiques dynamiques, économiques à créer un environnement paisible, enviable de vie chez nous, notre jeunesse ne serait pas en train de mourir dans la mer. Vous savez pour que quelqu’un accepte de prendre autant de risques avec pour finalité d’être dévoré par des requins, il faut que le désespoir ait été grand.

C’est pourquoi nous allons travailler à donner l’espérance et l’espoir à la jeunesse africaine et notamment en Côte d’Ivoire. Il s’agira pour nous par des politiques hardies, notamment pour un pays comme la Côte d’Ivoire qui est un pays agricole de développer la possibilité de créer des emplois, de créer un environnement, un contexte favorable à une vie en Afrique. Je ne suis pas là pour faire un catalogue de promesses, je suis là pour m’engager avec tous les Ivoiriens dans la construction de notre nation. Nation sur laquelle il faudra bien entendu asseoir l’Etat de droit, la démocratie à un environnement propice.

Chaque cinq ans, à la fin d’un mandat, nos pays sont fragilisés par la pression électorale. Et la Côte d’Ivoire mon pays qui a connu une crise postélectorale qui a occasionné plus de 3000 morts, aujourd’hui inquiète, j’imagine, les Ivoiriens et les hommes d’affaires. La Commission électorale indépendante qui à l’heure actuelle est mise en place donne du tournis à tout le monde. C’est une Commission électorale indépendante loin d’être indépendante, elle est monocolore. Le Président Alassane Ouattara a choisi de nommer ses amis, les membres de son parti à la Commission électorale indépendante. Vous imaginez difficilement qu’une telle Commission électorale indépendante aux ordres de monsieur Ouattara puisse proclamer quelqu’un d’autre vainqueur de l’élection.

C’est pourquoi je suis là pour dire que j’ai deux élections à gagner. La première, et c’est un droit, c’est indéniable, c’est inaliénable, c’est de souhaiter avoir accès à des élections démocratiques qui permettent que le citoyen sente sa souveraineté. La deuxième élection que je devrais gagner et pour laquelle je n’ai aucun souci, c’est de battre campagne normalement et d’aller à cette élection. C’est pourquoi j’ai déclaré ma candidature pour d’abord remporter le premier scrutin qui est d’obtenir des élections démocratiques et transparentes en Côte d’Ivoire. Et si cela l’était, vous aurez alors en octobre 2020, monsieur Guillaume Soro élu président de la République de Côte d’Ivoire.


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