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Couvre-feu, bastonnades et bavures policières, les encourager à quelles fins ?

Société
mars 25, 2020 WhatsApp Image 2020-03-25 at 08.55.39.jpeg

La première nuit de couvre-feu sanitaire dans la nuit du 24 au 25 mars 2020 en Côte d’Ivoire a donné lieu à de nombreuses bavures policières qu’il est bon de décrypter afin de saisir le cadre juridique qui encadre ces bastonnades et battues sauvages qui ne tiennent même pas compte des cas de force majeur. 

 


La bastonnade policière en cas de rafles ou de non-respect de l’heure du couvre-feu date de mathusalem. Cependant, elle s’est exacerbée avec l’avènement des médias sociaux. Il est de notoriété donc à Abidjan, que si vous empiétez sur l’heure du couvre-feu même pour des événements d’urgences imprévues, c’est la matraque et la cordelette. Cette violence policière puisque c’est de ça qu’il s’agit, voit ses méthodes comme la bastonnade, le plaquage ventral, (…) interdites à travers le monde.


Bien sûr, la sécurité des agents des forces de l’ordre est aussi importante, qu’est-ce qui justifie cependant que la brutalité policière soit la première réponse dans un cadre d’urgence sanitaire seulement ? 

 
Cas pratique 

 
M. X se trouve se trouve dans une clinique depuis 17 heures parce que son épouse doit accoucher. À 20 heures, la parturiente délivre mais ayant perdu du sang, M. X doit se rendre en pharmacie pour l’achat de médicaments. N’ayant pas de véhicule, il décide de se faufiler dans les couloirs du quartier. Malheureusement, il tombe sur une patrouille qui fait pleuvoir les coups sur lui malgré ses justificatifs. Arrivant à présenter l’ordonnance dans un dernier élan, le mal est déjà fait, des côtes cassées. 

M. X ? Ça aurait pu être pire. Pourtant c’est déjà très grave ce qui lui est arrivé. 

 
Les autorités ivoiriennes doivent se pencher sur ce phénomène avant que nous n’atteignions des proportions dramatiques surtout que le cadre juridique qui encadre ces procédures dit : "art 8 les infractions aux dispositions de la présente loi seront punies d'un emprisonnement d'un an à trois ans et d'une amende de 20.000 à 2.000.000 de francs ou de l'une des deux peines seulement" . « Nous sommes en guerre » c’est vrai mais  l’ennemi en face n’a pas de Kalashnikov. C’est un virus. Ça ne justifie pas qu’on tatoue les populations ivoiriennes avec des sévices corporelles.

 
KD


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