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Coronavirus en Côte d’Ivoire

Société
juin 27, 2020 corona.jpg

Le gouvernement poursuit ses balbutiements

La situation sanitaire liée en Côte d’Ivoire au coronavirus commence à devenir plus qu’alarmante.

La courbe de propagation du nouveau coronavirus en Côte d’Ivoire est devenue ces dernières semaines plus que préoccupante. En l’espace d’un mois, ce sont environ 4000 personnes qui ont été déclarées positives au Covid 19. Si pour l’heure et dans l’ensemble la situation paraît encore sous contrôle, si on se réfère à un état des lieux de la crise sanitaire dans d’autres pays africains, on ne peut cependant pas manquer de pointer les approximations du gouvernement ivoirien qui laissent craindre le pire les semaines qui suivent. Car, au terme de la dernière réunion du Conseil National de Sécurité, tout en maintenant l’isolement du Grand-Abidjan, la fermeture des bars, boîte de nuit, cinéma et lieux de spectacle dans le Grand Abidjan, le maintien de l'interdiction de rassemblement des populations au-delà de 50 personnes dans le Grand Abidjan et le maintien de la fermeture des frontières terrestres et maritimes jusqu’au 15 juillet 2020, il a été décidé la réouverture des frontières aériennes.

Ce qui veut dire que les avions peuvent décoller et atterrir à l’aéroport d’Abidjan avec leur lot de passagers. Dans la droite ligne de cette réouverture des frontières aériennes, les vols intérieurs ont repris depuis ce vendredi 27 juin. Une situation que certains Ivoiriens disent ne pas comprendre, alors que la maladie à coronavirus poursuit inexorablement sa propagation dans le pays, plus précisément dans ce que le gouvernement appelle le Grand-Abidjan. « C’est totalement aberrant. Quand nous étions à moins de 100 cas, les autorités se sont empressées de tout fermer. Elles ont même décrété un couvre-feu pour le moins strict. Mais là, alors qu’on frôle désormais les 1000 cas, on desserre l’étau.

Je trouve cela totalement irresponsable. Après, on viendra nous dire que ce sont les populations qui ne respectent pas les mesures sanitaires. Même si je ne dédouane pas les populations, je pense que c’est d’abord au gouvernement qu’il faut imputer cette situation », fustige Claude Kouadio, enseignant de son état dans la commune d’Anyama. Son collègue, Alassane Diamouténé ne dit pas autre chose. « Comment comprendre qu’un Ivoirien ne peut pas quitter facilement Abidjan pour l’intérieur et vice-versa, alors que dans le même temps, un voyageur venant d’un autre pays, peut allègrement atterrir à l’aéroport de Port-Bouët. Il faut qu’on m’explique davantage à quoi répond une telle démarche », renchérit-il. « Moi, ce que je ne comprends pas, c’est le fait d’avoir rouvert les classes, notamment au primaire, alors que la pandémie est en pleine progression.

Certes, je comprends la nécessité de sauver l’année scolaire mais, n’aurait-il pas été judicieux de laisser les enfants qui ne sont pas en classe d’examen hors de cette reprise ? », s’interroge Koné Oumar, un mécanicien dont la progéniture doit subir sa ‘’composition de passage’’ le 2 juillet 2020. « Il y a aussi le cas des maquis qui restent ouverts. Il est vrai que ces opérateurs économiques ont subi de plein fouet la crise sanitaire. Mais, si la solution pour éviter la propagation de la maladie passe par la ferméture des lieux de rassemblement, on n’a pas d’autre choix de fermer à nouveau les maquis, surtout que le gouvernement avait annoncé un appui aux acteurs économiques impactés par le Covid 19. Que veut-on au juste ? », a poursuivi Koné Oumar ses interrogations. « Si nous ne prenons pas les taureaux par les cornes, on risque de voir se produire les prévisions alarmistes des occidentaux qui avaient parié dès le départ que cette maladie allait décimer les pays africains. Je trouve irresponsable que le gouvernement menace de ramener le couvre-feu au cas où les chiffres continuent de grimper. Je pense qu’il s’agit-là d’une mauvaise communication.

Si c’est cela qui peut sauver la situation, autant le faire. Mais, il ne s’agit de mener de recourir à une mesure alors qu’elle serait salutaire. D’ailleurs, je trouve qu’on est dans une situation de mimétisme qui n’a aucun sens. Ce n’est pas parce que les pays occidentaux ont levé les restrictions que nous devons faire pareille », pense Claude Kouadio.

Drissa Ouattara 


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