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13ème anniversaire de l’attentat de Bouaké – Guillaume Soro : ce héros, payé en monnaie de singe par Ouattara

Politique
juin 29, 2020 Les-révélations-de-Laurent-gbagbo-dans-le-livre-témoignage-de-François-Mattéi-Qui-est-derrière-l’attentat-du-29-juin-2007.jpg

Si ce lundi 29 juin 2020 marque le 13ème anniversaire de l’attentat de Bouaké, il représente l’un des symboles de l’ingratitude du régime d’Alassane Ouattara à l’égard de Guillaume Soro.

Certes, ce n’est pas le premier attentat auquel il échappé dans sa carrière politique. Mais, au regard de la brutalité qui a caractérisé l’attentat du Fokker 100 de la Présidence de la République ce vendredi 29 juin 2007, Guillaume Soro ne s’imaginait sans doute pas revivre pareil effroi dans sa vie. Erreur d’appréciation. Plus de 12 ans après cette attaque terroriste et 17 ans après avoir échappé de peu à un lynchage à la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI), deux étapes importantes de son long combat pour faire reconnaître par l’Etat de Côte d’Ivoire les droits civiques et politiques d’Alassane Ouattara, voilà que Guillaume Soro est désormais dans le collimateur du banquier qui a pourtant fait ses classes dans les institutions internationales, notamment le Fonds Monétaire International (FMI). Qui mieux que Guillaume Soro lui-même pour évoquer cette ingratitude légendaire du chef de l’Etat pour lequel il a sacrifié toute sa jeunesse, rien que pour lui permettre de pouvoir candidater à une élection en Côte d’Ivoire ?

Au lendemain de son retour manqué à Abidjan le 23 décembre 2019, le Président de Générations et Peuples Solidaires (GPS) n’a pas eu de mots assez durs pour dénoncer toutes les actions visant à éliminer politiquement voire physiquement l’opposant qu’il est devenu, suite à son refus d’adhérer au Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), le parti aux visées exclusionnistes du Président Alassane Ouattara. « C’est bien fait pour ma gueule », a ironisé le Député de Ferké, via tweeter. « Après avoir servi mon pays au mieux depuis toujours, après avoir exercé le pouvoir au plus haut niveau de l’Etat ivoirien (Premier ministre, président de l’Assemblée nationale), après que j’ai décidé de quitter la présidence de l’Assemblée nationale ivoirienne, voilà que le pouvoir en place prend la décision arbitraire et totalement infondée de m'interdire de rentrer dans mon propre pays. La seule raison ?

Je suis candidat à l'élection présidentielle et désormais opposant au système Ouattara. Cette dérive autoritaire est digne des pires régimes dictatoriaux. Mais, je garde une foi intacte dans mon pays et dans le peuple ivoirien qui peut compter sur ma mobilisation totale à son service.
Je remercie chacune et chacun pour le soutien qu'il m'apporte en ces moments. Nous constituons un grand peuple rempli de résilience et de courage. La sérénité s’impose aujourd’hui et la seule bataille qui vaille est celle des urnes et celle de la démocratie. Elle va venir. Peuple ivoirien ! Nous surmonterons ce défi pour installer ensemble une démocratie vraie en Côte d'Ivoire. Je m’y engage avec force », a-t-il développé quelques heures plus tard, toujours via les réseaux sociaux. L’ancien Président de l’Assemblée Nationale est si déçu par le virage à 360° pris par le Chef de l’Etat Alassane Ouattara, dans le mauvais sens, qu’il ne rate aucune occasion pour fustiger son comportement.

C’est le cas ce 28 janvier quand il se retrouve face à la presse internationale à Paris, pour évoquer la dérive dictatoriale qui se joue en Côte d’Ivoire. « Ce qui me désole, que je veux partager avec vous, je suis tout de même parmi ces jeunes qui ont consacré 15 ans de leur vie à s’opposer à l’exclusion de monsieur Ouattara de la scène politique en Côte d’Ivoire. Nous sommes allés en prison, parce que nous ne voulions pas qu’on écarte monsieur Ouattara de l’élection présidentielle. D’abord, monsieur Ouattara était empêché de se présenter 1995, il a été empêché de se présenter en 2000. Vous savez, c’est curieux, belle ironie de l’histoire, monsieur Ouattara a eu aussi un mandat d’arrêt pour coup d’Etat », a-t-il dépeint.

Puis d’enfoncer le clou en ces termes : « Monsieur Ouattara, lui-même qui a été banni, écarté de l’élection pour tentative de coup d’Etat en Côte d’Ivoire, pour nationalité douteuse et pour faux et usage de faux, c’est lui qui vient m’accuser de tentative de déstabilisation ? Je vais être franc avec vous, oui, j’ai été à l’origine d’une déstabilisation de la Côte d’Ivoire. Elle date du 19 septembre 2002. J’avais 29 ans. Et je l’ai fait pour monsieur Ouattara. C’est la seule que je reconnais ; et que j’assume et pour laquelle une amnistie a été votée en Côte d’Ivoire ; et pour laquelle jusqu’à présent, je continue de demander pardon au peuple de Côte d’Ivoire. Je n’accepterai pas que celui qui a eu hier un mandat d’arrêt pour coup d’Etat, pour faux et pour nationalité douteuse, vienne à écarter un fils du pays de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire ».

La colère de l’ancien Premier Ministre est d’autant plus justifiée, que le Président du Rassemblement Des Républicains (RDR), devenu Président de la République, n’a jamais cessé de lui faire des crocs-en-jambe. Outre ses proches qu’il a renvoyés de l’Administration en 2018 et sa résidence à lui offerte par l’ancien Président Laurent Gbagbo, c’est aujourd’hui aux membres de sa famille biologique que le Chef de l’Etat Alassane Ouattara s’en prend. « Depuis Houphouët, il y a un gentleman agreement, on ne touche pas à la famille d’un adversaire politique », lui enseigne pourtant Guillaume Soro.

 


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