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Bouaké 30 Juillet 2007 : Les chefs d’Etat africains mobilisés pour le retour de la paix en Côte d'Ivoire

Politique
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Le 30 juillet 2007, les différents protagonistes de la crise ivoirienne de 2002 se retrouvent au stade de Bouaké (fief de la rébellion) pour marquer officiellement la fin de la crise et donner un coup d’accélérateur au processus de paix à travers une cérémonie dénommée ‘’Flamme de la Paix’’.

Elle sera présidée par Laurent Gbagbo, Guillaume Soro et Blaise Compaoré, médiateur dans la crise ivoirienne, avec la présence des présidents Thabo Mbeki (Afrique du Sud), Blaise Compaoré (Burkina Faso), John Kufuor (Ghana), Amadou Toumani Touré (Mali), Faure Gnassingbé (Togo), Boni Yayi (Bénin), Abdoulaye Wade (Sénégal) et Joao Bernado Vieira de la Guinée-Bissau installés dans la tribune officielle.

Ce 30 juillet est déclaré férié, chômé et payé. C’est un grand rendez-vous relayé par la presse. Les barrages routiers ont été allégés pour permettre à un grand nombre d’effectuer le déplacement jusqu’à Bouaké. Plus de 25.000 personnes ont occupé les gradins du Stade municipal de Bouaké en vue d’assister à la cérémonie. Occasion pour Laurent Gbagbo de remettre les pieds pour la première fois après six années dans la partie nord de la Côte d’Ivoire où il y était pour assister à la finale de la Coupe nationale de football entre l’Asec Mimosas et l’Alliance Club de Bouaké.

Dans leurs différentes allocutions, Laurent Gbagbo et Guillaume Soro ont magnifié la paix, la réunification et la réconciliation nationale. « Oui, nous sommes à la paix. Je voudrais dire aux Ivoiriens qu’aujourd’hui, la paix que nous recherchions tant, la paix pour laquelle nous faisions tant de manifestation, elle là- La guerre est finie », rassure le Chef de l’Etat Laurent Gbagbo.

Pour sa part, le leader des Forces nouvelles, nommé Premier ministre suite à l’Accord politique de Ouagadougou en mars 2007, appellera alors ses concitoyens à rejoindre leurs résidences qu’ils avaient quittées. « Je lance un appel solennel aux différents déplacés de guerre : rejoignez vos domiciles, vos lieux de travail. La Côte d’Ivoire est réunifiée, la paix est là », lança-il.

Les chefs d’état-major des armées des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des Forces armées des forces nouvelles (FAFAN), Philippe Mangou et Soumaila Bakayoko, quant à eux, remettront symboliquement à Laurent Gbagbo, des fusils et des lance-roquettes pour marquer la fin des hostilités.

Par la suite, Guillaume Soro et Laurent Gbagbo se saisissent tous les deux d’une torche et se dirigent vers le centre du stade pour mettre incinérer une cargaison d’armes.

A travers la Flamme de la Paix, les protagonistes de la guerre adressent trois messages au monde entier. D’abord, la crise ivoirienne n’aura pas sa solution dans la guerre, ensuite c’est aux Ivoiriens de trouver les voies et moyens de sortie de crise, enfin un devoir de solidarité des Africains et de la communauté internationale envers la Côte d’Ivoire.

Au-delà de ce symbole qu’est la Flamme de la Paix, la cérémonie est la conséquence logique de l’Accord politique de Ouagadougou (APO) signé quatre mois plus tôt, c’est-à-dire le 4 mars. Mieux, les bonnes dispositions prises doivent être traduites dans les actes conformément à l’APO. Il s’agit du désarmement, de l’identification des personnes, de la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire ivoirien et la réforme de la sécurité de l’Etat.

Tout ceci devrait faciliter l’organisation d’élections libres, transparentes et ouvertes à tous. Un processus qui n’a pas certes obéit au ‘’timing’’ prescrit du fait de soubresauts et autres impondérables, mais qui a abouti à l’organisation d’élections démocratiques en 2010 certifiées par les Nations unies.

PP


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