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L'audit de la centrale des forces nouvelles. Parlons en...

Opinions
avril 23, 2019 Traoreě.jpg

Ces derniers temps, j'ai entendu Doumbia Major, un éternel envieux de la carrière syndicale et politique de Guillaume Soro, un frustré des moments de la rébellion, demander à ce que l'on fasse l'audit de la Centrale des Forces Nouvelles afin d'y déceler de prétendues malversations financières qu'il attribue à Guillaume Soro. 

 

En parlant ainsi, il pense se vendre plus cher auprès de ses nouveaux maîtres qui viennent de le recruter comme assistant à l'Université d'Abidjan.
Car ce qu'il a découvert, c'est qu'aujourd'hui, pour avoir les faveurs des gourous du RHDP, il faut insulter Guillaume Soro.

Questions.

Doumbia Major pense t-il rendre service à ses nouveaux mentors en demandant un audit de la Centrale ?
A t-il demandé leur avis en faisant une telle proposition ?
Est-il sûr que ses nouveaux maîtres ne seraient pas éclaboussés par un audit de la Centrale ?
Comme je l'ai toujours dit, laissons le fétiche dans le sac pour l'adorer.
C'est mieux ainsi pour ses nouveaux maîtres.
Et il est bon que Doumbia Major sache que la Centrale était une structure informelle, une structure créée par la volonté de Guillaume Soro qui avait un statut non juridique et non légal.
Bref, la Centrale n'était pas une structure légale pour être aujourd'hui auditée.
J'espère que notre docteur qui sait tout le sait !
La centrale c'était quoi au fait ?
C'était une structure financière créée par Guillaume Soro dans le but d'administrer la zone sous son contrôle.
Tout le monde sait qu'on ne peut administrer une structure, on ne peut gérer une rébellion sans moyens financiers.
Vu que la rébellion pourrait durer dans le temps, il fallait s'organiser pour avoir les moyens de la gérer et faire face aux besoins vitaux des populations vivant en zones CNO.

C'est ce qui a amené Guillaume Soro à solliciter l'expertise de certains de ses compagnons de lutte tel que le Ministre Moussa Dosso et le docteur Deya André, qui était à l'époque enseignant d'economie à l'Université de Bouaké et qui l'est toujours, afin de lui proposer une structure capable de mobiliser des ressources financières pour gérer le quotidien de ses troupes, faire face aux besoins sociaux vitaux des habitants de la zone et accessoirement acquérir des armes pour résister face à Laurent Gbagbo.

Si la Centrale n'avait pas été mise en place, on peut affirmer que la chienlit se serait installée dans l'ex-zone contrôlée par Guillaume Soro.
Les chefs de guerre se seraient battus entre eux pour contrôler chacun une zone qui pourrait lui produire des richesses.
La rébellion aurait eu plusieurs têtes désorganisées et la population serait prise en otage par les différents chefs de guerre.
Et dans une telle atmosphère il aurait été impossible de faire face efficacement aux besoins fondamentaux de la population tels le droit à la santé et le droit à l’éducation.
Désorganisée ainsi, la rébellion n'aurait jamais atteint ses objectifs et la Côte d'Ivoire serait encore aujourd'hui coupée en deux comme elle l'était hier.
Laurent Gbagbo serait encore au pouvoir et la zone rebelle existerait encore.
Bien évidemment, la Côte d'Ivoire aurait perdu sa place de leader de l'Uemoa.
Mais comme Dieu aime ce pays, il a permis que la rébellion ait à sa tête un leader éclairé comme Guillaume Soro pour penser à son organisation politique, militaire et économique.
Il est bon de savoir par tous que la Centrale, que Doumbia Major attaque aujourd'hui, lui a rendu d'énormes services.
En effet, il ne pourra pas le nier que la Centrale a payé ses nombreux billets d'avion lorsqu'il se rendait régulièrement en France pendant qu'il était encore membre de la rébellion.
La Centrale a subvenu aux besoins de sa famille, de ses parents lorsqu'il était en exil en Europe.
C'est la Centrale qui a financé les études de Doumbia Major afin qu'il obtienne, après beaucoup de transpiration, son doctorat qui lui a permis d'avoir son emploi actuel à l'Université d'Abidjan.
Bref, la Centrale lui a permis de garder sa dignité. Et ce, même après l'échec de la tentative de récupération de la zone CNO par son mentor IB en 2004.
S'il y a un audit de cette Centrale, Doumbia Major serait l'un des bénéficiaires à être épinglé. Car il en a bénéficié abondamment. Et il ne peut le nier s'il a un minimum de dignité.
Mais en ces temps d'ingratitude caractérisée, je ne serai pas surpris que Doumbia Major nie le fait d'avoir bénéficié de la générosité légendaire de Guillaume Soro à travers la Centrale.
Mais qu'a apporté la Centrale aux populations de la zone CNO et aux Forces Nouvelles? Telle est la question que l'on pourrait se poser.
Il faut savoir que pendant la rébellion, nos populations du Nord vivaient mieux que maintenant.
En effet, la vie y était moins chère que maintenant.
Les marchandises coûtaient moins chers.
Les opérateurs économiques comme Daouda Soukpafolo, Sanogo Mamadou, pour ne citer que ceux là ont vu leurs affaires prospérer.
La carburant y coûtait moins cher qu'aujourd'hui.
Les motos qui coûtent aujourd'hui cinq cent mille francs étaient payées à deux cent mille francs par les populations.
Les gens quittaient Yamoussoukro et plusieurs villes du Sud pour venir s'approvisionner moins cher en zone CNO.
Savez vous pourquoi? Parce que la Centrale a existé.
Elle se contentait de collecter certaines taxes forfaitaires pour fonctionner. Mais les populations étaient épargnées du paiement des impôts.Du paiement des factures d'eau et d'électricité.

Toutes les familles avaient pratiquement des climatiseurs dans leurs maisons.
C'est cette absence d'impôt qui a amené certains opérateurs économiques, proches du RDR, s’installer en zone CNO à la recherche de gros profits.
Profits qui ont contribué à financer beaucoup d'activités du RDR.

En effet, grâce à l'absence des impôts, ces opérateurs economiques bien connus, proches du RDR, faisaient passer le café, le cacao, le bois et les minerais de la zone CNO ,vers le Burkina Faso, pour déboucher sur le port de Lomé.

Ce n'est pas un hasard qui a fait dire aux pro-Gbagbo que le Burkina Faso qui ne produit pas de cacao était devenu le troisième exportateur mondial de cacao. Les hommes d’affaires membres du RDR savent très bien de quoi nous parlons.

Que ceux du RDR qui parlent de pillages de la zone par les rebelles, sachent que beaucoup de leurs cadres, opérateurs économiques nouvellement multimilliardaires, ont assis leur fortune sur le pillage de ces zones à travers la vente du café, du cacao, du bois et des minerais. Et beaucoup de hauts dirigeants actuels de la Côte d’Ivoire ont vécu longtemps grâce aux fruits de ce qu’ils qualifient aujourd’hui de pillages.

Et ces cadres sont connus. Menez vos enquêtes et vous les connaitrez.

Grace à l'absence des impôts, les populations de la zone CNO vivaient paisiblement, mieux même qu'à Abidjan où la vie était devenue dure avec les milliers de réfugiés qui s'y retrouvaient.

Au niveau des Forces Nouvelles, la Centrale a permis d'organiser les zones militaires qui étaient gérées militairement par les comzones et gérées financièrement par les régisseurs, qui étaient pour la plupart d'entre eux, des anciens Fescistes qui ont rejoint Guillaume Soro dans la rébellion.

Grâce aux ressources collectées par la Centrale le programme des bénévoles pour l’Ecole a permis de mobiliser des centaines d’enseignants volontaires pour maintenir en vie le système électoral au nord et éviter un genocide intellectuel à cette partie du pays.

Ce sont les mobilisations financières de la Centrale qui ont permis aux Forces Nouvelles de s'équiper en armes de dernière génération afin de mener l'offensive militaire contre Laurent Gbagbo en 2011 pour installer Alassane Ouattara au pouvoir.

Si la Centrale n'avait pas existé, le RDR n’aurait jamais accédé au pouvoir. Ces armes à causes desquelles Soul to Soul a été mis en prison ont permis d’asseoir ce régime qui était dans la peur et le désarroi face à la toute-puissance militaire de la Refondation.

A côté de la Centrale, il existait une autre structure, le Comité de suivie coton-Anacarde(CSCA), mis en place par Guillaume Soro et gérée par Alphonse Soro, pour soulager les populations en cas de mévente de leurs produits de rentes que sont le coton et l'anacarde.

En effet, pendant la rébellion, grâce au travail de cette structure, les prix du coton et de l'anacarde ont flambé. Ils étaient mieux que ceux qui sont pratiqués aujourd'hui.
Les paysans avaient des revenus consistants du fait de la vente de leurs produits puisque ces prix n'étaient pas grevés par les nombreuses taxes actuelles.
Ces taxes qui font fuir actuelement les acheteurs, laissant les paysans avec leurs anacardes en train de pourrir dans leurs mains .
Pour ne pas mourir de faim, ils sont obligés de les brader à vil prix.
Souvent même à 50f au lieu de 350f, le prix officiel.
C'est d'ailleurs l'expérience de cette structure en matière de qualité prix, en matière d'organisation, qui a servi à l'actuel filière coton-anacarde.
Il faut savoir également que la rébellion, à travers la Centrale, a réussi à transformer des paysans, des menuisiers, des mécaniciens, en des soldats de grande compétence, en des soldats hyper motivés qui ont réussi à battre des soldats formés dans des écoles militaires et mieux équipés.
Et pour finir, il faut savoir que grâce à l'organisation des Forces Nouvelles qu'a permise la Centrale, de nombreux cadres de haut niveau y fait montre de leur savoir-faire.

Nous pouvons citer par exemple M.Mamadou Koné, actuel Président du Conseil Constitutionnel, le Ministre Moussa Dosso, actuel représentant de la Côte d'Ivoire à la BAD, le docteur Deya André, que Guillaume Soro voudrait au passage remercier et féliciter pour l'aide consistante qu'ils lui ont apporté sur le plan financier et sur le plan juridique.

Si la Centrale n'avait pas existé, toute cette organisation décrite plus haut n'aurait pas existé.
Ces armes qui ont permis de faire tomber le régime de Laurent Gbagbo et d'installer Alassane Ouattara n'auraient pas existé.
Les populations de l'ex CNO n'auraient pas eu la nostalgie de la gestion de Guillaume Soro.
Car aujourd'hui, elles regrettent le traitement qu'elles subissent.
Les opérateurs économiques vivant en zone CNO n'auraient pas eu la nostalgie de la période Guillaume Soro.
Car aujourd'hui, beaucoup d'entre eux ont mis la clé sous le paillasson, sont ruinés et sont étouffés, pour les plus chanceux, par les nombreux impôts qui pleuvent sur leurs têtes.
Beaucoup d'entre eux sont en ce moment endettés. Dette due au non non-paiement par l'État de leurs prestations.
Alors que sous la rébellion, avec la Centrale, ils étaient bien payés et payés à temps.
Bref, avec la Centrale, c'était le social hardi.
Loin de ce libéralisme impitoyable à visage hideux, sans actions sociales, qui est en train d’asphyxier peu à peu les Ivoiriens.
Ce libéralisme où les multinationales ont pignon sur rue, au détriment des entreprises locales qui ferment, mettant des milliers de travailleurs au chômage, abonnant ces derniers et leurs familles à la mendicité.

Vivement que Guillaume Soro prenne les rênes du pouvoir en 2020 afin que les populations soufflent un peu.
Afin que le social fasse partie dorénavant de leur quotidien.


Traoré Mamadou.

 


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