LES FEMMES DE GPS, FIDÈLE REFLET DE LEURS DEVANCIERES HÉROÏNES DE GRAND-BASSAM

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Cesh

"Si tu ne peux protéger le fer pour braver l’ennemi, donne ton sabre de guerre aux femmes qui t’indiqueront le chemin de l’honneur."
Cette strophe de l'hymne de l'empire du Wassoulou alors sous autorité de l'Almamy Samory TOURÉ exalte non seulement les hommes à défendre la liberté et la dignité de leur patrie, mais souligne la capacité des femmes à faire mieux en cas de démission de leurs époux face à leurs devoirs.

Dans l'histoire par moment tumultueuse de la Côte d’Ivoire, des femmes ont par leur courage et leur détermination donné sens et vie à ces paroles fortes de l'hymne samorien. Anne-Marie RAGGI en décembre 1949 et Anne-Marie Bonifon en août 2020 sont de celles-là.
Au-delà de la similitude de noms, ces deux dames, d'époques différentes, ont en commun ce fort sentiment de patriotisme qui inhibe en elles la peur et la lâcheté quand sont en péril la démocratie et la liberté.
Aussi bien à Grand-Bassam en 1949 avec le Parti Démocratique de Côte d'Ivoire section ivoirienne du Rassemblement Démocratique Africain (PDCI-RDA) qu'en août 2020 à Abidjan-Cocody avec Générations et Peuples Solidaires (GPS),
il s'agissait dans les deux cas d'une action solidaire des femmes de deux mouvements libérateurs en vue de révendiquer l'ouverture du jeu démocratique et la libération de prisonniers politiques.
Avec Anne-Marie RAGGI, se trouvaient la célèbre et emblématique Marie KORÉ (une autre Marie), Odette Ekra, Lorougnon Zikaï et bien d'autres femmes moins connues. Avec Anne-Marie BONIFON, Naminata KONÉ dite Amy DIAGA, Irène Pan épouse TODÉ, Sonnebo Henriette GUEÏ et bien d'autres également moins connues.
Pour mieux cerner la symétrie entre les femmes marcheuses de Grand-Bassam et leurs cadettes marcheuses d'Abidjan-Cocody, revenons sur les contextes non moins similaires de leurs combats.


Le contexte politique de la marche des femmes sur Grand-Bassam.


Le 7 février 1949, plusieurs dirigeants du PDCI-RDA sont arrêtés et incarcérés à la prison de Grand-Bassam par l'administration coloniale en réaction à une action de contestation. Jusqu à fin 1949 soit huit mois après, la date du procès n'était pas fixée. Excédées par tant d'arbitraires, des femmes s'organisent et décident de marcher sur la prison de Grand-Bassam en vue d'obtenir la libération des prisonniers politiques. Du 22 au 23 décembre de cette année-là, elles feront face à une répression sauvage qui fera de nombreuses blessées et donnera lieu à des arrestations. Marie KORÉ sera molestée, blessée et condamnée à 02 mois de prison ferme.
En mars 2021, l'admiration coloniale finira par libérer les prisonniers politiques.


Le contexte politique de la marche des femmes à Abidjan-Cocody


En octobre 2019 à Valence en Espagne, lors d'une rencontre militante baptisée "Crush Party", Guillaume SORO, ancien Premier ministre, ancien Président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire et Président de Générations et Peuples Solidaires (GPS), annonçait sa candidature à l'élection présidentielle d'octobre 2020.
Le 23 décembre 2020, à bord d'un jet privé, le candidat déclaré faisait son retour au pays afin de s'engager à la préparation de l'élection. C'était sans compter avec l'esprit vindicatif d'un pouvoir nullement dispose à tolérer la rupture de l'ex Président de l'Assemblée nationale d'avec le RHDP, parti présidentiel. Le jet privé sera empêché d'atterrir et sera détourné vers le Ghana voisin. Une répression sauvage va alors s'abattre sur les partisans du candidat déclaré qui aboutira à de nombreux blessés, des arrestations et des emprisonnements de cadres dont des députés. Neuf mois après, point de procès. Dans la foulée, Alassane OUATTARA contre tout bon sens, se déclare candidat pour un 3ème mandat illégal et illégitime.
Le Peuple excédé organise des marches pacifiques pour exiger le retrait de la candidature inconstitutionnelle du président sortant et les conditions d'une élection démocratique, ouverte et transparente avec en prime la libération des prisonniers politiques et le retour des exilés.
C'est dans ce contexte de manifestation généralisée que le 13 août 2020, les femmes de GPS conduite par la Coordinatrice nationale de GPS Côte d'Ivoire, Mme Anne-Marie BONIFON, vont à l'instar de leurs aînées de Grand-Bassam, marcher dans les rues d'Abidjan-Cocody. En réaction, le pouvoir exercera une répression sauvage contre ces vaillantes dames aux mains nues. Quatre d'entre elles, citées plus haut, vont être jetées en prison puis libérées 05 mois après.
Quant aux prisonniers politiques, plusieurs seront libérés en septembre 2020 quand plusieurs autres croupissent jusqu'à ce jour dans les geôles de l'autocratie.
L'histoire est un perpétuel recommencement dit-on. Les femmes marcheuses de Grand-Bassam se seraient-elles incarnées plus de 70 ans après dans leurs cadettes ivoiriennes marcheuses d'Abidjan-Cocody, membres de GPS ? Les similitudes de valeurs, d'actions et de contextes politiques nous fondent à fortement y croire.


Abi-Daman Koné

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