«Soro rentrera en Côte d’Ivoire par l’aéroport d’Abidjan »

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Dans cette interview exclusive qu’il nous a accordée, Touré Moussa, directeur de la communication de Guillaume Soro et président de la commission Communication du congrès de Générations et Peuples Solidaires lève notamment un coin du voile sur les préparatifs de la Conférence nationale d’expression citoyenne, qui va permettre l’élection du nouveau président du mouvement ainsi que des commissaires aux comptes. Optimiste à souhait quant à l’avenir politique de l’ancien président de l’Assemblée nationale, M. Touré assure que son patron sera bel et bien en lice pour le prochain scrutin présidentiel en Côte d’Ivoire.

Le 18 juin dernier, lors de la réunion de la Commission d’Orientation et de Coordination de Générations et Peuples Solidaires, Guillaume Soro a réaffirmé sa volonté de réformer son mouvement. N’est-ce pas une illusion pour l’ancien président de l’Assemblée nationale de s’agripper à son mouvement alors que celui-ci a été déclaré dissout par décision de justice il y a un an ?

TOURE MOUSSA : D’entrée, il faut clarifier les choses : GPS n’est dissout que dans l’esprit de ceux qui ont prononcé cette décision. GPS ne peut être dissout par la justice pénale puisque la Constitution, les lois et les règlements de notre pays ne confèrent pas à un juge la possibilité de dissoudre notre organisation. La dissolution d'une personne morale comme GPS ne fait pas partie de la nomenclature des peines et mesures de sûreté prévues par loi. Le Code pénal en son titre III et le Code de procédure pénale en son livre II prévoient les peines et mesures de sûreté et organisent la manière dont elles sont exécutées. Aux termes de l’article 96 du Nouveau Code Pénal : "Les personnes morales, à l'exclusion de l'État et de ses démembrements, sont pénalement responsables des infractions commises pour leur compte par leurs organes ou représentants. Lorsque la responsabilité pénale de la personne morale est retenue, seule la peine d'amende est prononcée, au titre des peines principales. Celle-ci peut être portée à un montant maximal cinq fois supérieur à celui encouru pour la même infraction par une personne physique. »

La dissolution comme on le voit n’est nullement prévue dans le code pénal. C’est une mesure administrative qu’un gouvernement peut prendre, mais pas un juge. Donc on ne peut pas appliquer une peine qui n’existe pas.

Ceci est le premier point.

Le second interpelle notre état d’esprit collectif. La décision judiciaire, illégale et inique, prise contre notre organisation n’est pas définitive, si d’aventure nous voulons l’examiner dans le cadre du droit, droit la cour criminelle s’est largement affranchie.

Selon l'article 712 du Code de procédure pénale, une décision pénale n'est exécutoire que si elle devient définitive. Elle ne devient définitive que lorsque les voies de recours ont été exercées ou leurs délais, qui commencent à courir à partir de la notification, sont épuisés. Or nous avons introduit un recours contre cette décision. Nous sommes en appel. Et s’il le faut, nous irons en cassation. Donc tant que cette décision n’aura pas acquis définitivement l’autorité de la chose jugée, nous existons légalement. 

Outre la contrainte liée à la dissolution du mouvement, le challenge est-il tenable pour Guillaume Soro, du fait de son éloignement de ses partisans ?

L’éloignement momentané d’un leader du champ de bataille n’affecte en rien sa capacité à diriger ses troupes. Et en la matière, les exemples surabondent. Alassane Ouattara, pour prendre son cas particulier, a été exilé pendant plusieurs années en France, sans que cela n’affecte sa capacité à diriger son parti politique, le RDR. Nous avons tous en mémoire ce slogan : « le retour du brave-tchê » qui constituait le ferment d’union de ses militants. Plus loin, l’exil à Londres du général Charles de Gaulle n’a pas affecté, bien au contraire, sa capacité à fédérer puis à diriger les forces de résistance françaises face à l’occupation allemande et à conduire la France à la victoire au côté des alliés ; l’emprisonnement de Nelson Mandela pendant 27 ans n’a pas affecté sa capacité à inspirer et à diriger l’ANC et in fine à porter cette organisation au pouvoir suprême.  Même en religion, l’exil ne compromet aucunement les capacités propres d’un leader. Le prophète Muhammad (paix sur lui) a été contraint par ses persécuteurs à quitter la Mecque et à aller en exil à Médine. Pour revenir à la Mecque dans la gloire !

Guillaume Soro est un résistant né et cet éloignement ne fait qu’endurcir son mental et celui de ses militants.  

Que répondez-vous à certains de ses partisans qui disent que rien ne se fera en son absence, surtout au regard de la guerre de positionnement qui fait souvent rage dans vos rangs (en témoigne la crise qui paralyse la CMA-GKS depuis plusieurs semaines) ?

Des conflits peuvent survenir au sein de toutes les organisations, surtout les organisations politiques, et ils peuvent être bons pour la santé de l’organisation en ce sens qu’ils sont souvent générateurs de solutions. En effet, ils permettent de mettre en lumière certaines faiblesses et d’y porter remède à temps. Les faits que vous évoquez, sont heureusement, un conflit, pas vraiment une crise. Il y a une crise à partir du moment où les enjeux diffèrent entre les individus. Or, en la matière, tous les membres de la CMA-GKS sont partie prenante du projet politique et social de GPS. Il s’agit, dans le cas que vous occupez, ni d’un conflit d’idéologie, ni d’un conflit d’identité, ni d’un conflit d’intérêt : il s’agit d’un conflit de pouvoir.

Ce conflit se résoudra facilement, parce que les protagonistes ont compris la nécessité de communiquer sur les sources du conflit. Le dialogue sera au rendez-vous. Et si le dialogue ne suffit, d’autres voies de résolutions existent : l’arbitrage, le recours hiérarchique, la médiation et la négociation.

Ce que chacun doit savoir c’est qu’un dirigeant, aussi exceptionnel soit-il, a toujours besoin d’une organisation structurée, disciplinée et unie autour de lui, pour atteindre ses objectifs.

On parle beaucoup de fusion au sein de GPS. Pensez-vous que les partis et mouvements qui se réclament de votre mentor vont se plier à cette réforme qui signe en quelque sorte leur arrêt de mort ?
La fusion est un processus historique et aujourd’hui encore c’est le sens de l’histoire. Tous les partis politiques ou groupements politiques qui ont accédé au pouvoir suprême en Côte d’Ivoire et en France sont le fruit d’une fusion.

C’est un point important et permettez-moi un développement plus conséquent.

Le PDCI-RDA, parti unique, qui a gouverné la Côte d’Ivoire de 1959 à 1999 est le résultat d’une double fusion de plusieurs formations politiques ivoiriennes au sein d’un parti unique.

En 1946, le SAA (Syndicat Agricole Africain, fondé en 1944), l’UFOCI (Union Fraternelle de la Côte d’Ivoire, créée en 1937), l’UOCOCI (Union des Originaires des Cercles de l’Ouest de la Côte d’Ivoire, créée en 1944), et le GEC (Groupe d’Études Communistes), entre autres fusionnèrent pour donner naissance au parti politique dénommé le PDCI-RDA.

Le 02 octobre 1956, le Bloc Démocratique Éburnéen (BDE) d’Etienne Djaument, le Parti Progressiste de Côte d’Ivoire (PPCI) de Kacou Aoulou, la Section Française de l’Internationale Ouvrière (SFIO) du docteur N'Diaye Guirandou et Me Amadou Diop, la Coopérative des fonctionnaires, membre de la section ivoirienne de l'Union démocratique et socialiste de la Résistance (UDSR) du docteur Augustin Djessou Loubo fusionnent officiellement au sein du PDCI-RDA lors d’un congrès d’unification au stade Géo André́, aujourd’hui Stade Félix Houphouët-Boigny. Cette fusion a permis au PDCI-RDA d’accéder au pouvoir en 1959 et de l’exercer pendant quatre décennies sans discontinuer.

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) est la fusion, lors du congrès des 19 et 20 novembre 1988 à Dabou du Mouvement d’Initiative pour les Droits Démocratiques en Côte d’Ivoire (MIDD), de Laurent Gbagbo, du parti Communiste de Côte d’Ivoire (PCCI) dirigé par Ouraga Obou et d’autres formations politiques.

Plus près de nous, le RHDP-Unifié est le résultat de la fusion le 16 juillet 2018, du Rassemblement des Républicains (RDR), du Mouvement des Forces d’Avenir (MFA), du Parti Ivoirien des Travailleurs (PIT), de l’Union pour la Paix en Côte d’Ivoire (UPCI), de l’Union Démocratique et Citoyenne (UDCY) et du mouvement « Sur les traces d’Houphouët-Boigny», (dissident du PDCI).

En Guinée-Conakry, le parti RPG-Arc en ciel qui a porté́ le président Alpha Condé au pouvoir en 2010, est la fusion de 44 formations politiques guinéennes.

En France, le Parti Socialiste qui a gouverné de 1981 à 1995 puis de 2012 à 2017 est le résultat de la fusion à Tours en 1902, de plusieurs organisations et partis politiques dont les Socialistes Indépendants (SI) de Jean Jaurès, la Fédérations des Travailleurs socialistes de France (FTSF) de Paul Brousse et du Parti ouvrier socialiste révolutionnaire (POSR) de Jean Allemane.

La Droite qui gouverna la France de 2002 à 2012 s’est engagée dans une fusion sous le titre Union pour une Majorité́ Présidentielle (UMP) qui deviendra Union pour un Mouvement Populaire et a été rebaptisée Les Républicains (LR). L’UMP est née de la fusion du Rassemblement pour la République (RPR de Démocratie libérale (DL), d'Écologie Bleue, du Forum des Républicains Sociaux (FRS), du Centre National des Indépendants et Paysans (CNIP), du Parti républicain radical (parti radical) et de plusieurs élus de l’Union pour la Démocratie Française (UDF). Cette formation unifiée gagna la présidentielle avec Chirac, puis avec Sarkozy.

Si GPS veut un jour gagner la bataille électorale et accéder au contrôle de l’appareil d’État, la fusion des forces qui la composent devient un objectif prioritaire. Il vaut mieux gagner ensemble que perdre individuellement.

Selon des rumeurs, cette restructuration préfigure des discussions avec le camp Ouattara. Quelle part de vérité y a-t-il dans ces rumeurs ? Soro est-il, vrai ou faux, en train de rentrer dans les rangs ?

La rumeur, dit-on souvent, est un venin très puissant craché par une langue fourchue. En Côte d’Ivoire, rentrer dans les rangs signifie : abandonner sa foi et ses convictions en rase campagne et venir faire allégeance au Prince, en contrepartie d’une sébile que l’on tend et dont on espère qu’elle sera plus ou moins remplie. Un mot créé par l’artiste Tiken Jah résume bien cet état de fait : la mangecratie.  Ceux qui propagent ces rumeurs espèrent secrètement le retour de Guillaume Soro dans le giron d’Alassane Ouattara et sa soumission pleine et irrévocable à l’impérium ouattarien. Ces gens qui ne croient pas aux vertus du combat politique, à la défense d’une cause et d’une conviction, je les comprends fort bien. Ils ont perdu foi en eux-mêmes et ils ont perdu foi en la dignité et en la noblesse du combat. Sinon, je ne comprends pas comment l’organisation du congrès statutaire d’un mouvement citoyen serait le prélude à son inféodation à un parti qui a causé la mort, l’emprisonnement, les blessures, la torture par électrocution, l’exil de centaine d’ivoiriens innocents ? Peut-on croire que Guillaume Soro qui a renoncé au fauteuil douillet de Président de l’Assemblée nationale pour l’aventure de ses convictions, Guillaume Soro qui a su dire non aux propositions et aux arrangements d’appareils qui lui garantiraient de confortables rentes financières au nom du devoir d’exemplarité, puisse revenir s’aplaventrir devant le même Ouattara aujourd’hui  ?

Lors de la réunion de la COC du 18 juin dernier, il a été question de la mise en place de plusieurs commissions de travail, dans le cadre de la préparation du premier congrès ordinaire de GPS. Où en êtes-vous avec cette étape?
Dans le cadre de la préparation de la CNEC, 03 commissions de travail ont été créées par décision du président du Mouvement et ces commissions sont appuyées par un secrétariat technique. Il s’agit de la Commission scientifique, de la Commission électorale et de la Commission communication. Chaque commission s’est réunie, a mis en place son bureau et a commencé à travailler selon les instructions reçues. Ainsi, les commissions ont mis en place plusieurs sous-commissions et des cellules de travail dans un but évident d’efficience.

Je peux citer ainsi la mise en place des sous-commissions chargées de la Formation des Militants, de la révision des Statuts et du Règlement intérieur, de la mobilisation et de l’implantation, de la mobilisation et de l’optimisation des ressources financières etc. Il y aussi des cellules dont celles chargées de la bonification du code de déontologie et de la mise en place des solutions numériques efficientes pour la diffusion et l’enregistrement des débats. A ce jour, toutes les commissions ont quasiment achevé leurs travaux et sont en phase de rédaction de leur rapport qui seront examinés par la CNEC.

Quand se tiendra le Congrès en vue du renouvellement de la présidence et des commissaires aux comptes de votre mouvement ?

Le samedi 30 juillet 2022, conformément aux Statuts de Générations et Peuples Solidaires, notamment l’article 25 des Statuts qui stipule que « La Présidence du Mouvement est assurée par un Président élu par la Conférence Nationale d’Expression Citoyenne. La durée de son mandat est de trois (03) ans renouvelables » et de l’article 38 qui stipule que : « La Conférence Nationale d’Expression Citoyenne élit, dans les mêmes conditions que celles du Président du Mouvement, deux Commissaires aux Comptes pour une durée de trois ans », le mandat des titulaires de ces instances sera remis en jeu. Et il appartiendra à l’Assemblée souveraine d’apprécier leur bilan, de leur en donner quitus ou pas et de procéder à des élections pour pouvoir à ces postes.

Ne craignez-vous pas des perturbations du ‘’réseau’’ pour empêcher ce Congrès ?

La particularité de ce congrès c’est qu’il se déroulera en empruntant les chemins du cyberespace. Les membres statutaires de cette instance se trouvent dans plusieurs pays en Afrique, en Europe et dans le continent américain. Vu la traque dont nos membres sont l’objet et eu égard à la persécution dont notre mouvement est victime, nous avons décidé pour la sécurité de tous, de tenir notre premier congrès en distanciel, c’est-à-dire de manière virtuelle. L’outil informatique est aujourd’hui utilisé partout dans le monde, y compris par les chefs d’état pour tenir leurs réunions. Cela permet de réduire l’empreinte carbone que ces déplacements auraient généré et dans le cas de GPS, cela nous permet de préserver la vie et la sécurité de nos militants. Il est évident que lorsqu’on choisit de tenir un congrès de manière virtuelle, il faut se doter des outils techniques et technologiques adéquats pour réussir cette mission. Nous nous y sommes attelés et la commission Communication a développé une solution technologique endogène propre à GPS, qui se nomme GPS-MEETING. Cette solution que nous ne détaillerons pas ici, a été constituée de manière suffisamment robuste pour nous mettre l’abri d’un déni de service le Jour J. Nous avons capitalisé l’expérience acquise lors de la discussion en ligne entre le Président du Mouvement et les délégations GPS de Côte d’Ivoire et de la diaspora le 31 juillet 2021.

Est-il possible qu’il y ait des adversaires face à Guillaume Soro ?

Tout militant de GPS, remplissant les conditions prescrites : c’est-à-dire inscrit sur la liste électorale, n’avoir jamais fait l’objet de sanctions disciplinaires, à jour de ses cotisations et qui s’acquitte du léger cautionnement demandé par la Commission électorale peut être candidat.

Guillaume Soro sera-t-il candidat à la prochaine élection présidentielle à la lumière des condamnations prononcées à son encontre par la justice ivoirienne ?

Les condamnations à perpétuité prononcées contre le président Guillaume Soro ne visent qu’un seul objectif : procéder à son assassinat politique, à défaut d’avoir réussi à l’éliminer physiquement. Mais je vous invite à lire un livre : « On n’est jamais mort en politique. De Mitterrand à Sarkozy ». La scène politique ivoirienne est le champ d’expérimentation de cette théorie. Alassane Ouattara, aujourd’hui chef de l’État ne faisait-il pas l’objet d’un mandat d'arrêt international délivré à son encontre le 29 novembre 1999, pour fraude sur la nationalité et pour avoir fait falsifier les registres d’état civil de la sous-préfecture de Dimbokro ?

Quand Alassane Ouattara déportait Laurent Gbagbo aux Pays-Bas afin qu’il y soit jugé par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité, il pensait sûrement que cela scellait la mort politique définitive de ce dernier. Mais ne voilà-t-il pas que Gbagbo est de retour et sera vraisemblablement candidat à la présidentielle de 2025 contre Ouattara ? Tant qu’un homme politique n’est pas mort et enterré, ne le considérez pas comme mort. Et Guillaume Soro a prouvé qu’il a en lui des ressources insoupçonnées pour rebondir chaque fois qu’on le disait fini.

A quand son retour au pays ? Peut-il rentrer sans crainte de représailles du président Ouattara qu’il aurait, selon les partisans de ce dernier, trop brocardé ?

Une chose est certaine : Guillaume Soro rentrera en Côte d’Ivoire par l’aéroport d’Abidjan. Que chacun se le tienne pour su. Ni mage, ni géomancien, je ne me hasarderai pas à vous donner de date, car l’on a vu tous les dégâts causés par le fétichisme des dates. Je peux cependant indiquer une période : il sera présent pour participer à la compétition politique, notamment à la prochaine élection présidentielle. Ce ne sont pas des paroles chamaniques, ce sont des certitudes tirées de l’histoire récente de la Côte d’Ivoire et des revirements auxquels cette histoire nous a habitués. Qui aurait cru qu’Amadou Gon Coulibaly décèderait 3 mois avant qu’ADO ne le place à la tête de la Côte d’Ivoire ? Qui aurait pu imaginer que son successeur Hamed Bakayoko le suivrait sept mois plus tard dans le silence de la nuit éternelle ? Qui aurait pu prévoir qu’Amadou Soumahoro suivrait Hamed Bakayoko dans l’au-delà ? Qui sait de quoi demain sera fait ? Personne, même pas Alassane Ouattara qui aujourd’hui se met dans les habits de Pharaon, mais qui hier, déambulait dans les rues sombres de Paris en se demandant ce qu’il avait bien pu faire aux Ivoiriens pour qu’ils le rejettent si violemment. N'oublions pas que la Côte d’Ivoire est une dame qui a toujours su défaire les orgueilleux et les prétentieux pour les réduire à leur plus simple expression.

Interview réalisée par MARC DOSSA

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